Learning in a digital age/LiDA103 fr/Defining OER/Ownership of ideas

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Si tu as une pomme, si j’ai une pomme, et si nous échangeons ces pommes, alors nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, si j’ai une idée, et si nous échangeons ces idées, alors nous aurons chacun deux idées.

—George Bernard Shaw



Dans les économies du XXIe siècle – fondées sur la connaissance –, la richesse et la prospérité des nations reposent sur la ressource inestimable que sont les idées. La propriété des idées est en partie réglementée par le droit d’auteur. Le droit d’auteur s’est constitué à une époque où les frais d’impression, de distribution et de commercialisation des livres étaient importants. Dans le monde numérique actuel, alors que les idées peuvent être diffusées librement et reproduites en un seul clic, des possibilités inédites s’offrent à nous pour élargir l’accès de tous les apprenants du monde à des ressources éducatives de qualité. Il reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir avant que nos systèmes éducatifs nationaux se rendent compte du potentiel des ressources pédagogiques accessibles en ligne.


Aujourd’hui, le processus de capitalisation — financière ou sociale — sur l’innovation et la créativité vacille sous la pression d’une révolution numérique dont la rapidité et l’ampleur sont inédites. Alors que nombre de leurs ressources les plus précieuses pourraient être partagées et échangées en un tournemain, les entreprises et les gouvernements s’efforcent de redéfinir qui possède quoi.

—James Kanter, New York Times, 2005[1]


Cette partie sur la propriété des idées dépeint le contexte de notre mission globale qui vise à revenir au principe premier de l’éducation, soit le libre partage des connaissances.

Points de vue sur la propriété des idées dans un monde numérique


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Prérequis

Les informations présentées ci-après sont utiles pour comprendre le contexte de l’activité suivante à partir d’une vidéo.

  • Les frères Grimm étaient des universitaires allemands, auteurs de recueils de contes populaires et merveilleux qui connurent un grand succès. Les œuvres des frères Grimm sont entrées dans le domaine public et peuvent être consultées sur la bibliothèque en ligne du Projet Gutenberg. Certaines histoires des frères Grimm – comme Blanche-Neige, La Belle au bois dormant, Cendrillon ou La Princesse et la grenouille – ont été adaptées et réarrangées par les Studios Walt Disney qui en ont fait des longs métrages d’animation.
  • En général, dans le cadre du droit d’auteur, les œuvres entrent automatiquement dans le domaine public cinquante ans après la mort de leur auteur. Votée par le Congrès américain en 1998, la Sonny Bono Copyright Term Extension Act (loi américaine relative à la prolongation de la durée du copyright/droit d’auteur) a gelé les dates d’entrée dans le domaine public des œuvres aux États-Unis en en prolongeant les droits à 70 ans après la mort de leur auteur ; et, dans le cas des œuvres dont les droits sont détenus par des entreprises, à 120 ans après leur création ou à 95 ans après leur publication, la durée la plus courte étant retenue.



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Qui devrait posséder les idées?

Cette vidéo présente le témoignage historique de deux militants de premier plan de la culture libre; ces témoignages s’inspirent de la tradition juridique de la «common law» par opposition à celle du droit civil.

  1. Eben Moglen, professeur de droit et d’histoire du droit à l’Université de Columbia (Etats-Unis) et fondateur, avocat-conseil général et président du Software Freedom Law Center, s’y exprime sur la question de la propriété des idées. (Veuillez noter que, par respect pour Eben Moglen et son engagement en faveur de la liberté, cette vidéo est sous licence CC BY-SA et intégrée à ces supports sous la licence originale. [2], and
  2. Lawrence Lessig, professeur de droit à la Faculté de droit de Harvard et fondateur de Creative Commons, y aborde la question du libre accès[3].

Avant de regarder la vidéo, posez-vous les questions suivantes:

  • Est-il juste de dire que le fait de réutiliser des idées en faveur de l’apprentissage équivaut à du «vol» ?
  • Qui devrait posséder les idées? Les producteurs de savoirs? Les diffuseurs de savoirs ?
  • Sur quelles valeurs devrait s’appuyer notre réflexion sur la propriété des idées dans l’éducation ?
  • Les éducateurs et les apprenants devraient-ils être tenus de demander la permission avant de s’inspirer des idées des autres ?
  • Comment peut-on favoriser le développement d’une écologie de la créativité dans l’éducation ?


Regardez ensuite la vidéo (d’une durée de 15 minutes) qui présente des extraits d’interventions d’Eben Moglen et Lawrence Lessig sur le thème de la propriété des idées dans un monde numérique. (Cette vidéo est sous-titrée en français.)



Nous vous encourageons à partager vos réflexions et vos idées en publiant des commentaires sur WEnote. Interrompez votre visionnage pour réfléchir aux questions énumérées ci-dessus et faites-nous part de votre opinion. Voici quelques exemples :

  • Libérer l’apprentissage:...
  • Je crois que....

Note : Votre commentaire s’affichera sur le fil d’actualité du cours.



Notes

  1. Kanter, J. (3 octobre 2005). A new battlefield: Ownership of ideas. The New York Times (en anglais seulement).
  2. Moglen, E. (intervenant) et Rainaud, C. M. (producteur). (17 décembre 2004). The system of ownership of ideas. Turin, Italie : Centre international de formation de l’Organisation internationale du Travail (en anglais seulement). Vous pouvez télécharger une copie de la vidéo dans sa totalité depuis l’Internet Archive ou lire sa transcription complète ici (en anglais seulement).
  3. Lessig, L. (2 mars 2010). Lawrence Lessig: Reexamining the remix. New York : TEDxNYED. L’intégralité de la conférence peut être visionnée ici (sous-titres en français disponibles).